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Comme nous vous l'avions déjà indiqué, les règles relatives à la conduite d'un deux-roues 125 cm3 ou d'un tricycle à moteur (Piaggio MP3 LT 250/300/400 principalement) deviennent plus contraignantes pour les titulaires d'un simple permis auto (B).
Pour les deux-roues 125, il fallait déjà patienter 2 ans après l'obtention de ce permis pour être autorisé à les conduire. Désormais, que ce soit pour se déplacer à 2 ou 3 roues dans cette catégorie, suivre une formation (de 7 heures a priori) est obligatoire. |
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Le 16 novembre viennent de paraître au Journal Officiel les dispositions précisant qui sera concerné par cette formation et qui en sera dispensé :
• En seront dispensés les conducteurs qui justifient d'une pratique de la conduite d'une 125 (moto ou scooter) ou d'un tricycle à moteur (catégorie L5e) au cours des cinq années précédant le 1er janvier 2011.
• "La preuve de cette pratique est apportée par la production d'un document délivré par l'assureur et attestant la souscription d'une assurance couvrant l'usage d'un tel véhicule au cours de la période considérée."
• On déduit de cette rédaction que la durée de l'assurance en question ne rentre pas en compte dans la justification de la pratique de la conduite…
• Autrement dit, il suffirait d'avoir été assuré pendant ne serait-ce qu'une semaine, sur la période du 1er janvier 2006 au 1er janvier 2011, pour se voir dispensé de formation !
• Reste encore à attendre un arrêté conjoint du ministre des Transports et du ministre chargé des assurances pour préciser les modalités concrètes de la formation (confirmation de la durée et du contenu) et, peut-être (qui sait ?), une durée minimale d'assurance…
Les 7 heures de formation, dispensées par un organisme agréé (moto-école, association), devraient se découper comme suit (cela reste à confirmer) :
- 2 h de formation théorique (sensibilisation aux risques)
- 2 h de formation hors circulation (connaître son véhicule)
- 3 h en circulation (les spécificités de la conduite d'un 2-roues)
Le non-respect de cette réglementation sera passible d'une amende de 135 €.
Quoi qu'il en soit, cette formation ne sera pas obligatoire avant le 1er janvier 2011. Il vous reste encore un peu de temps pour vous équiper et vous assurer si ce n'est déjà fait, ce qui ne vous dispense pas de vous offrir une formation si vous le jugez nécessaire !
Le décret du JO stipule par ailleurs d'autres modifications introduites au Code la route : amende pour les cyclomoteurs débridés, "tourne-à-droite" possible au feu rouge pour les cyclistes et des nouveaux droits pour les piétons.
Scooters-info.com - Nov. 2010
Thomas |
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Les utilisateurs de deux roues à moteur représentent près de 20% des tués sur les routes de France. Cette proportion a doublé en une décennie, tandis que dans le même temps la part des motos et des scooters dans la circulation n'a augmenté que de 60%.
Face à cette situation, qui va à l'encontre de l'objectif des pouvoirs publics et plus particulièrement du président
de la République, de faire reculer régulièrement le nombre de victimes sur les routes de France, avec comme
résultat moins de 3 000 tués par an d'ici 2012.
Le gouvernement a décidé d'agir en hésitant entre répression, adaptation du code de la route et formation.
Côté répression, les choses vont bon train, ce qui s'explique par la volonté de réduire le nombre d'accidents,
notamment en zone urbaine, où ils progressent le plus.
Il faut savoir qu'à Paris, entre janvier et juin 2009, sur une période de 6 mois, onze personnes, conducteurs ou
passagers d'une moto ou d'un scooter on été tuées, contre quinze en 2008, sur la totalité de l'année, soit une
progression, sur un an, de près de 50%.
Ainsi, à Paris, les agents interceptent régulièrement les deux roues qui contournent un obstacle qui fait bouchon, LCVR - Ligue contre la violence routière -Revue de presse numéro 50 / 2009 – page 26en franchissant une ligne continue, ce qui entraîne une amende de 135 euros et un retrait de 3 points du permis
de conduire.
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La politique de verbalisation à la volée qui permet à un fonctionnaire de police de noter le numéro d'un véhicule
en infraction et de dresser un PV dans la foulée, sans arrêter le conducteur, est particulièrement efficace et risque
de s'intensifier l'année prochaine.
Un fonctionnaire assis dans une voiture de police banalisée peut noter les numéros des motos qui remontent les
files sur les voies rapides et les autoroutes, aux heures d'encombrement. Plusieurs idées circulent, concernant les modifications à apporter aux règles de circulation des deux roues
motorisées.
L'autorisation, pour les deux roues, de circuler dans les voies de bus, qui donne de bons résultats à Madrid et à
Londres, ne devrait pas être accordée à cause de l'opposition des entreprises de transport en commun.
C'est du côté des remontées des files de voiture que des initiatives sont à attendre, à condition de se plier à
certaines règles.
Il est question de limiter le différentiel de vitesse entre les deux roues et les files de voitures qu'ils remontent et
d'autoriser, par exemple lors d'un bouchon, de passer entre les files, toutes choses qui se pratiquent aujourd'hui
couramment, sans être autorisées.
On passerait ainsi d'une situation de quasi-impunité, sauf malchance avérée, à la légalisation d'un usage dicté
par les mauvaises conditions de circulation, probablement sans grand effet sur la sécurité routière.
Par ailleurs, il est question de réformer, courant 2010 le permis moto.
La Commission de Concertation estime que le permis actuel donne trop d'importance à la maîtrise technique d'un
deux roues et que les épreuves de conduite devraient être aménagées, en mettant l'accent sur la conduite
défensive, c'est-à-dire sur les précautions à prendre pour éviter de se mettre dans une situation dangereuse.
L'Association Prévention routière et les associations de motards affirment de leur côté que la formation actuelle
n'est pas équilibrée et considèrent qu'elle mérite d'être modifiée.
Il est surtout important que les motards prennent conscience de leur vulnérabilité, mais ça, c'est une autre
question.
RiskAssur 18/12/2009 |
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La forte percée des scooters sur la route a des conséquences en termes de comportement de conduite. Une étude Gema prévention
- TNS Sofres dégage cinq profils types
de conducteurs de deux-roues.
Qui sont-ils ces conducteurs de deux-roues ? Et surtout, conduisent-ils dans les règles de l'art, c'est-à-dire prudemment et en étant protégés ? Gema prévention a mené une étude avec TNS Sofres auprès de 600 conducteurs représentatifs. L'originalité des résultats tient au fait que plusieurs profils émergent, dont certains valident des idées reçues (sans doute bien reçues ... ).
Même prudence chez les sereins et les passionnés
Le parc de deux-roues se compose aujourd'hui de trois classes de cylindrées de taille équivalente : 34 % inférieures à 125 cm3, 29 % de 125 cm3 et 37% supérieures à 125 cm3. Il compte 60% de motos et 40 % de scooters, dont les pilotes ont un âge moyen de 38 ans et une ancienneté moyenne de conduite de onze ans. L'étude a permis d'identifier 5 profils types de communautés bien distinctes. Les sereins (24 %) voient leur deux-roues comme une alternative à la voiture : ce sont aussi bien des conducteurs de scooters que des motards et ils adoptent une conduite prudente.
Les passionnés (22 %) sont orientés plaisir, passion et conduite à risque (vitesse). Ils considèrent la conduite d'un deux-roues comme un sport à part entière et se comptent surtout parmi les conducteurs de grosses et très grosses cylindrées. Juste derrière, on trouve les modérés (22 %), guidés par le plaisir, le
bien-être, à la conduite prudente, avec une utilisation plutôt pour les loisirs et les congés. Ils ont un strict respect du code de la route.
Jeunette et risque-tout : les m'en-fous-Ia-mort
Les mauvais élèves », les transgressifs (18 %), considèrent leur deux-roues comme un objet utilitaire et ont une conduite à risque. Ce sont surtout des conducteurs de scooter (55 %) et ils commettent de nombreuses infractions (circulation en sens interdit, sur les trottoirs, défaut d'arrêt au stop…).
Dernière catégorie, les stressés (16 %) sont en majorité des conducteurs de scooter (77%), avec une forte proportion de femmes (47%). S'ils adoptent une conduite prudente en raison de leur conscience aiguë du danger, ils sont 80 % à conduire de manière régulière sans vêtements adaptés : c'est l'image d'épinal de la jeunette à scooter en jupette et en tongs », pourtant bien réelle ... Au
final, 51 % des conducteurs se sentent en sécurité sur les routes et 49 % en insécurité. Si les transgressifs et les sereins se rangent dans la première catégorie, ce n'est pas le cas des trois autres profils identifiés. Ainsi, 80 % des passionnés déclarent rouler à 110- 120 km/h sur les routes départementales (53 % pour l'ensemble) et 72 % à 150-160-km/h sur autoroute (36 % pour l'ensemble).
C'est pas moi, c'est l'autre
En fait, chaque profil a tendance à minimiser le risque de ses comportements les plus dangereux : la perception même du risque varie sensiblement d'une communauté à l'autre. Et le danger, c'est forcément l'autre. Mais ce ne sont pas, comme on aurait pu l'attendre, les méchants» automobilistes qui sont jugés les plus dangereux (voir le graphique ci-contre), mais les scooters, montrés du doigt par 35 % des sondés, un taux porté à 45 % par les passionnés, autrement dit les motards purs et durs ...
L'Argus de l'assurance 09/10/2009 - Floriane Bozzo |
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